En écoute : LE FEU « Ep » (Havalina/My Little Cab Records 2013)
Posté par L'Excelsior le 4 septembre 2013 – 14 h 52 min

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Depuis une grosse dizaine d’années, la ville de Nantes (disons même le pays Nantais au sens large) aura su détourner notre attention musicale jusque là fortement focalisée par Albion ou l’Outre-Atlantique, en délivrant année après année d’excellents disques signés des doigts de Belone Quartet, Mansfield. TYA, Faustine Seilman, My Name is Nobody, Room 204, The Healthy Boy, Boy and the Echo Choir, Papier Tigre, Gratuit, Sieur & Dame, j’en passe et des meilleurs.

De toute cette effervescente galaxie, Jonathan Seilman est peut-être le musicien à la fois le plus doué et le plus méconnu. A travers les chansons de This Melodramatric Sauna, des participations à des groupes comme les cultissimes Argument ou plus fraichement Seilman Bellinsky ou à des compiles collectives (Range ta chambre), des remixes bien sentis (Logic Coco) ou des créations sonores pour le spectacle vivant (pour le Fitorio Théâtre ou le chorégraphe Loïc Touzé), il a témoigné de verve mélodique, d’inspiration instrumentale et de raffinement dans les arrangements.

Avec le nouveau projet Le Feu, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça va être facile pour la presse spécialisée de le chroniquer en faisant usage de slogans habituels pour stickers, tels que « véritable coffre/collection de trésors mélodiques » ou « superbe orfèvrerie pop », locutions souvent utilisées à l’emporte-pièce, mais parfaitement justifiées pour ce disque flamboyant.

Le EP débute avec « We all run », duo mixte en compagnie de Vanille Fiaux, une sorte de tube FM eighties au charme immédiat, et pour un peu, LE FEU nous ferait presque oublier le nouveau Arcade FEU FIRE .

S’en suit le morceau « In the desert », une comptine mexicaine enflammée qui plonge l’auditeur dans des fanfaronnades mélancoliques à la Pério (période Golden Burrito/Medium Crash/1999) avec la ponctuation d’un synthé qui rappelle Chrix Knox (Songs of you and me/1995), voire certains morceaux un poil plus psychés de Julian Cope (20Mothers/1994)

Un avant-goût d’un album prévu pour début 2014 sur lequel Le Feu évoque à la fois les élans tubesques de Jérémy Jay, les comptines minutieusement arrangées de Grizzly Bear, voire même (et oui) les emportées à la Morrissey avec ce je ne sais quoi dans dans « How we learned to dream by ourselves » qui rappelle la voix capiteuse du Moz sur l’album Vauxhall & I.

D’ici là, une première série de concerts en octobre 2013 en bonne compagnie : Antoine Bellanger (Gratuit, Mein Sohn William, Belone Quartet) à la guitare et aux claviers, Vincent Dupas (My Name is Nobody, Binidu, Fordamage) à la basse, et Pierre Marolleau (Fordamage, Fat Supper, Ladylike Lily) à la batterie et aux percussions ! Seulement 5 dates annoncées à ce jour, mais il n’est pas exclu que le quatuor fasse escale à la Péniche en 2014…

Thomas C.
[toute ressemblance avec des comparaisons également évoquées par LIONEL DELAMOTTE sur le site du groupe est totalement fortuite et indépendante de notre volonté.]

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