En écoute : THE WHITE BIRCH « The Weight of Spring » (Glitterhouse Records/2015)
Posté par L'Excelsior le 17 mars 2015 – 20 h 28 min

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Fin de l’hiver 2014-2015, le soleil rayonne gaiement et nous optons pour la terrasse extérieure d’un resto du Mans à l’occasion d’un déjeuner avec un ami pas vu depuis quelque temps. Boulot, sorties, voyages, nous prenons des nouvelles mutuelles et en arrivons rapidement à parler de musique : ni une ni deux, il m’annonce que son album de l’année 2015 est déjà sorti et qu’il faut absolument que j’écoute le nouvel opus de The White Birch.

De retour devant un écran d’ordinateur, je m’empresse de filer sur le webzine Sun Burn Outs auquel il collabore et de lire la chronique de Matthieu Malon sur le fameux disque, dans laquelle il relate une situation que j’ai l’impression d’avoir vécu précisément ce midi même : « Hiver 2006-2007, il ne fait pas si froid et nous tentons l’expérience d’un déjeuner en terrasse à Paris avec un ami pas vu depuis longtemps. Nous prenons des nouvelles et en venons à parler musique, découvertes, nouveautés, coups de coeur. De son côté, la réponse ne se fait pas attendre une seconde : The White Birch. The White Birch, mais comment cela peut-il ne rien m’évoquer du tout ? Ne pas avoir écouté, c’est une chose qui est largement du domaine du possible, mais ne jamais avoir entendu le nom du groupe, j’avoue rester perplexe. Je me ravise quand, rentrant chez moi, je découvre que le groupe est norvégien et que la distribution française reste limitée. Pourtant, sans me poser de questions et sur la foi de cette seule recommandation, je commande le disque dans la semaine … [la suite à lire ici] »

Par mégarde, je n’avais jamais écouté une seule chanson de ces norvégiens à l’oeuvre depuis 1996 et dont le patronyme rend hommage à un album vingtenaire de Codéine. Et pourtant, leur dernier disque est une toile de maître, un chef-d’oeuvre de silences et de mises en suspension, un démonstration de mélancolie dénuée de tout pathos et chargée d’une sorte de calme d’après la tempête, avec une voix et des arrangements (piano/violon) qui évoquent tour à tour Nick Drake, Mark Hollis (Talk Talk), donc Benoit Burello (Bed), mais également l’americana nineties fleur de peau de Red House Painters, Souled American, American Music Club et, sur le superbe final instrumental, les litanies de Balmorhéa, voire les mélodies égrenées d’Arvo Part dans la bande originale de Gerry de Gus Van Sant.

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